Dans la nuit du 14 au 15 janvier, une première dégradation de la vitrine du local de campagne d'Allan Brunon, candidat aux élections municipales à Grenoble de la France insoumise, a été constatée. Le dimanche 18 janvier au matin, une seconde dégradation a été observée, puis deux nouvelles dégradations le lendemain.
Un équipage de la police scientifique est intervenu le dimanche 18 janvier afin de procéder aux constatations, notamment en photographiant une bille en acier retrouvée sur place. Le lendemain, un équipage de la police nationale est venu constater les impacts supplémentaires à la suite du dépôt d'une plainte. Des militants insoumis ont également découvert, en bordure du trottoir devant le local, trois projectiles de type billes d'acier, susceptibles d'être utilisés dans des armes de défense.
À ce jour, une enquête est ouverte et les projectiles ont été remis aux forces de l'ordre. L'impact a été d'une grande violence, au point de briser une vitre renforcée par un double vitrage.
Ces dégradations s'inscrivent dans un contexte particulièrement grave: Allan Brunon fait l'objet de menaces de mort de la part de l'extrême droite; ses affiches de campagne avaient déjà été dégradées par des croix gammées il y a quelques mois; enfin, une plainte visant des groupes d'extrême droite appelant à son assassinat a été classée sans suite.
Nous appelons le procureur de la République de Grenoble à réagir, alors que les menaces et les actes d'intimidation se multiplient.
Ces attaques constituent des tentatives d'intimidation à l'encontre d'Allan Brunon et, plus largement, visent à affaiblir la dynamique de campagne de la France insoumise. Rien ne nous atteindra ni n'affaiblira notre détermination à mener la bataille pour prendre le pouvoir à Grenoble et mettre en œuvre les grandes transitions dont le peuple a besoin.
Bernard Vellutini, secrétaire général de l’Union syndicale des policiers municipaux, s’exprime sur la situation à Grenoble, affirmant que la ville est « à feu et à sang ». Il est légitime de s’interroger : au nom de qui parle-t-il, alors même que son organisation syndicale n’est pas présente dans notre ville ?
Contrairement aux affirmations avancées pour justifier l’armement de la police municipale, Grenoble n’est pas une ville sombrant dans le chaos. Nous subissons en revanche depuis plus de trente ans des politiques répressives inefficaces. Les trafics de drogue pourrissent la vie quotidienne de nombreux quartiers, tandis que les opérations policières ponctuelles et très médiatisées se contentent de déplacer les problèmes sans les résoudre durablement.
Plutôt que d’alimenter une dramatisation caricaturale, le secrétaire général de l’USPPM ferait mieux d’exiger de véritables moyens pour la police judiciaire, affaiblie méthodiquement par les réformes successives du ministère de l’Intérieur. Il devrait également se mobiliser pour des conditions de travail dignes pour les agents de police, contraints d’exercer dans un quart de commissariat délabré, et pour répondre à une situation de détresse alarmante : le taux de suicide dans la police est 2,5 fois supérieur à celui du reste de la population.
Instrumentaliser la situation grenobloise à des fins militantes ne résoudra rien. Il est temps de s’attaquer aux véritables problèmes : s’attaquer à la racine des réseaux de la criminalité organisée, aux trafics d’êtres humains et d’armes, et de donner aux services publics les moyens d’agir efficacement, durablement et humainement.
Je prends acte du ralliement de la candidate de la majorité sortante, Laurence Ruffin, au Parti socialiste en vue des élections municipales de mars 2026 à Grenoble.
Ce choix politique marque une rupture profonde avec ce qui a permis de remporter la municipalité en 2014 : une dynamique construite contre la ligne anti-sociale du PS.
Aujourd’hui la candidate de la majorité sortante s’arrange avec ce parti qui soutient des orientations contraires aux besoins des grenoblois : 8,5 milliards d’euros de coupes imposées aux collectivités et 12,5 milliards de réductions dans la santé.
Nous dénonçons une union de la gauche de façade, qui se construit contre leurs propres militants et électeurs. Il ne s’agit pas pour eux de faire avancer une transformation écologique et sociale ambitieuse, mais de rassembler des responsables d’appareils politiques uniquement intéressés par la préservation de leurs places.
Les Grenoblois et les Grenobloises sont en droit de poser la question : Quels accords ont été conclus entre les Socialistes et les écologistes ? Quels compromis ont été négociés en coulisses, et au prix de quelles renonciations programmatiques ?
Se prétendre “liste d’union” sans La France Insoumise, première force politique grenobloise est un mensonge. Le semblant de primaire, organisée par les composantes de la majorité sortante, s’est transformée en machine à éliminer toute voix contestataire à la succession d’Éric Piolle.
Toutes ces raisons nous confirment la nécessité d’une liste d’Union Populaire portée par la France Insoumise, qui a toujours refusé ces arrangements.
Électeurs, militants et citoyens déçus par ces magouilles et par cette trahison du NFP, nous vous appelons à rejoindre notre campagne, la seule à porter une ligne politique claire : un projet de rupture écologique, sociale et démocratique.