À l’issue du premier tour des élections municipales, vous nous avez placé 3ème en position du scrutin, et fait de nous une force politique incontournable à l’échelle de la ville de Grenoble.
Mais malgré ce succès pour nous, c’est Alain Carignon qui est arrivé en tête. Face à ce danger, nous avons décidé de prendre nos responsabilités : engager une fusion technique avec la liste Oui Grenoble menée par Laurence Ruffin pour le second tour.
Cette décision n’est ni un renoncement, ni un ralliement sans conditions. Nos désaccords avec Laurence Ruffin continueront d’exister. Elle répond à une exigence simple : empêcher l’arrivée au pouvoir d’une droite dangereuse pour Grenoble.
Car il faut dire les choses telles qu’elles sont. La droite que nous affrontons porte un projet raciste et antisocial.
Raciste, parce que ses discours et ses pratiques alimentent une islamophobie décomplexée, visant notamment des femmes, des habitantes de notre ville, pour ce qu’elles sont et ce qu’elles portent. Cette stratégie de stigmatisation n’est pas isolée : elle s’inscrit dans un climat politique où des organisations proches de cette droite, comme l’UNI, ont vu certains de leurs membres se rendre coupables de saluts nazis. Ce n’est pas un « dérapage » : c’est le symptôme d’une radicalisation, d’une fusion de la droite traditionnelle et de l’extrême-droite.
Antisociale, parce qu’Alain Carignon défend un modèle de ville fondé sur la privatisation du logement social, le démantèlement des services publics municipaux et leur remplacement par une politique ultra-sécuritaire, coûteuse et inefficace, qui abandonne les causes sociales des difficultés pour ne traiter que leurs conséquences. Les premiers à en payer le prix seront une nouvelle fois les habitants des quartiers populaires, qui verront leurs conditions de vie se dégrader, et seront harcelés par la milice que voudra former Alain Carignon.
Face à cela, notre responsabilité est claire : mettre notre force en mouvement pour battre Alain Carignon.
Mais faire barrage ne signifie pas disparaître.
Cette fusion technique nous permet de constituer un groupe insoumis fort au conseil municipal, fidèle à ses engagements, à son programme et à ses électeurs. Un groupe capable de peser concrètement sur les décisions à venir. C’est la raison pour laquelle nous ne siégeront pas dans la majorité de Laurence Ruffin.
Notre ligne est tout aussi claire :
Nous ne serons ni spectateurs, ni accompagnateurs passifs. Nous serons une force d’intervention politique, indépendante, exigeante, et utile comme le sont nos députés à l’Assemblée Nationale.
C’est cela, une opposition constructive : bloquer quand il le faut, avancer quand c’est possible, toujours dans l’intérêt des Grenobloises et des Grenoblois. Grenoble mérite mieux que la haine et le recul social.
Les grenoblois ont besoin de cohérence politique, de justice, et d’une force politique capable d’être à leur service.
C’est cette ligne politique que porteront nos élus lors du prochain mandat municipal.
Allan Brunon
Tête de liste « Faire mieux pour Grenoble »